Deux candidats au moins , Edouard Philippe et Gabriel Attal accordent une grande place à l’enseignement et à la revalorisation des salaires des enseignants. Il y a bien entendu un enjeu directement électoral. Les professeurs peuvent constituer un vivier électoral et ils peuvent représenter un apport électoral important . Ceux qui pourraient être tentés de voter pour Mélenchon , pourraient voter pour Philippe ou Attal , moins idéologues et plus rassurants.
Cependant , il me semble qu’il y a une autre raison , plus grave. L’enseignement public est en crise , il n’assure plus ses missions de formation et d’ascension sociale . tout le monde le sait et il y a une fuite soit vers les bons établissements publics ,soit vers le privé. On en trouve un bon témoignage dans cet extrait du très bon roman noir de Thomas Cantaloube « Les trente glorieuses’ ( Série noire Gallimard) p 150 : » La génération Z faisait preuve d’un rejet épidermique des inégalités ,en particulier ses représentants qui avaient suivi les cursus de l’enseignement public et pu constater d’expérience combien ils étaient défavorisés par rapport à ceux qui avaient fréquenté les bancs de Sainte-Marie- des- Colombes, de Stanislas ou des écoles à plus de quarante mille euros l’année . » On sait ainsi que l’école n’assure plus ses missions , que l’autorité n’est plus assuré et que certains établissements relèvent de la terra incognita , sans compter les menaces islamistes. C’est cela qu’il faudrait remettre à plat : l’autorité ,l’orientation ,le temps de travail des professeurs. Or , une bonne qualité de l’éducation est indispensable pour l’avenir économique du pays et pour les possibilités d’ascension sociale . Il faudra longtemps pour remettre le système sur pied.Comme le disait l’un des mes amis : » il faudra vingt ans pour réformer le système. »